Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 16:07

Des mois de préparation pour qu'au final 15 jours passent si vite!!

Ca y est, les vacances au Maroc sont déjà finies et le retour à la vie "ordinaire" est plutot dur...Il faut dire que 25/35°, la gentillesse des gens, la beauté du pays, enfin tout quoi fait qu'on a aussitot envie d'y retourner...mais ça ce sera un autre voyage.

On s'était donné rendez-vous à 4h sur le parking de la 4 voies après Chateauroux ( 4h!!ça commence bien pour des vacances, à peine le temps de dormir qu'il faut déjà se lever, zut et rezut). Finalement Patrick qui aura eu l'idée géniale des "4h du matin,ça me parait raisonnable" sera en retard au rendez-vous à la suite d'un mauvais réglage du réveil ( l'a bon dos le réveil...) et c'est parti pour les 1800 kms qui nous emmèneront jusqu'au Sud de l'Espagne pour le bateau. Nous avons choisi la 4 voies côté Portugal pour la descente, choix qui s'avèrera judicieux puisque nous gagnons du temps, 200kms sur le trajet et la tranquillité de cette route moins fréquentée qu'en passant par Madrid ou la côte méditerranéenne. Et c'est parti pour 1400kms avant de nous arrêter dormir sur un parking aux environs de Caceres. Réveil matinal avec un petit vent frisquet et nous avalons les derniers 400kms avant le bateau. A 14h, nous sommes au port de Tarifa ( nous avons essayer la traversée Tarifa/Tanger avec une partie des formalités douanières qui s'éffectuent sur le bateau, il parait qu'on gagne du temps), le temps de prendre les billets ( 3 adultes et le 110=204€ pour l'aller) et nous nous mettons en place pour le départ à 15h. La mer est calme et le ciel est bleu,ça commence plutot bien mais 35mn plus tard sur le sol marocain pour les formalités douanières du véhicule c'est une autre histoire. Un douanier part avec le formulaire du véhicule dans sa casquette ( ouais drôle de façon de ranger les papiers et il passera d'une voiture à l'autre en nous oubliant, le tout dans un gentil foutoir indescriptible. Patrick lui sera emmené dans un bureau pour de plus amples vérifications. Après plus d'une demi heure d'attente, le gentil douanier se rappelera de nous en se grattant la tête et en faisant tomber par terre notre papier en nous faisant signe de sortir de la douane illico presto ( ben mon zami faut pas nous le dire 2 fois!!).Quant à Patrick, il n'est toujours pas redescendu du bureau, nous l'attendrons plus d'une demi heure avant qu'il sorte enfin du Binz administratif marocain!! Fatigués mais heureux d'être enfin arrivés, nous décidons de faire quelques kilomètres avant de nous arrêter pour la nuit. Nous trouverons d'ailleurs un petit camping sympa à Chefchaouen.

Le lendemain nous partons pour Fès avec une journée de visite de la ville mais là pas de chance nous prenons un guide pour visiter la Médina et le Papy nous fait faire la visite au pas de course ( L'a le feu aux fesses le papy, on sort du resto, on a trop bouffé, on en peut plus) il a la santé le gars,on a à peine le temps de regarder qu'il a déjà fait 100m, il veut nous tuer ou quoi??Donc c'est décidé plus de guide pour Fès.

En 3 fois on a jamais vu l'erg Chebbi et les gazelles nous ont donné l'envie de voir le terrain de jeu, donc après Fès direction le Sud que nous rejoindrons par Midelt puis les gorges du Ziz et un arrêt aux sources bleues de Meski que notre ami Bill nous a recommandé. L'arrivée est plutot sympa dans la verdure et nous nous faisons aussitot alpaguer par quelques jeunes qui nous emmènent voir les fameuses sources bleues et là " surprise" ( on aurait du se méfier car le guide du routard nous avait prévenu) nous arrivons devant une vague piscine défraichie avec des murs peinturlurés en bleu. - Euh oui, ben elles sont où les sources? - Ben la source elle est là la Gazelle, tu vois rien ou t'as de la crotte de chameau dans les yeux? Evidemment ,faut une sacrée dose d'imagination pour penser que l'eau de la source sacrée des hommes bleus du désert est devenue ce gloaque servant de piscine aux gamins du coin. Attrape gogo dans lequel tu te laisses finalement embarquer pour un sourire et un wisky berbère ( thé à la menthe) qu'on t'offre gentiment pendant que les gazelles visitent le magasin de "zolis souvenirs". Bon ça non plus on y retournera plus. ( Note à Bill: t'es sur qu'ils ne t'ont pas donné du wisky à la menthe à la place d'un thé Berbère??). Direction Erfoud puis les dunes pour un bivouac au milieu de rien. Enfin ça aussi c'est vite dit ( ouais d'accord je râle souvent...) car les dunes enchanteresses deviennent dès la tombée du jour la cour de récréation de tous les "4x4treux" venus se défouler dans le sable et on se croirait au bord du circuit de Magny-Cours: ça passe dans un sens, dans l'autre, ça éclaire à droite à gauche, ça ronfle, ça grogne! et puis enfin vient le silence du désert qui nous bercera jusqu'au petit matin.

Nous rejoingnons Merzouga le lendemain pour remonter sur Tinerhir et faire les gorges do toddra. C'est goudronnée mais c'est beau, grandiose et ça mérite le coup d'oeil. Il est tot mais on décide de s'arrêter passer la nuit chez Ahmed qui tient l'auberge " Baddou". Nuit grand luxe avec chambre et salle de bain individuelle et des toilettes ouais vous avez bien entendu des vraies toilettes avec un siège pour s'asseoir, et une porte qui ferme, le vrai luxe au Maroc et au bout de 5 jours de voyage. Super bon dîner sous la tente Berbère puis Ahmed nous invite à passer au salon pour écouter des musiciens et danser. Super soirée. Pas besoin de berceuse et après un bon petit déj, nous décidons de prendre la piste à Tamtatouch qui relie le Toddra au Dadès. Il faut dire que les Marocains goudronnent à tout va et que pour le reste, les pluies de l'hiver et celles qui tombent encore font d'énormes dégats sur les pistes et les routes.

Cette piste que nous prenons doit nous faire sortir en haut des gorges du Dadès mais plusieurs personnes nous ont dit qu'elle ne débouche plus, ben faux nous arriverons à Msemrir et débuterons la descente du Dadès et les fameux " doigts de singe", pierres drolement sculptées qui ressemblent à des paumes et des phalanges de main.

Direction les magnifiques montagnes du Djebel Sarhro pour lesquelles Patrick prendra en stop un Marocain qui se rend au Tizi N'Tazazert ( col à 2200m). Un proverbe arabe dit: " Les européens vous avez l'heure, nous on a le temps" et c'est au combien vrai car pour atteindre le Tizi N'Tazazert nous avons mis plus d'une heure trente sur une piste sinueuse, caillouteuse et en montée, combien de temps aurait-il mis à pied? On s'arrête boire un thé au bistrot du col, on discute avec un guide Marocain de gastronomie française et puis nous reprenons la piste pour trouver un bivouac un peu plus bas. Au détour d'un virage, sur un petit terre plein, un couple de français en Toyota avec une cellule s'est arrêté pour bivouaquer. On fait la causette un moment au bord de la piste, et décidons de passer la nuit avec eux. Se joindront à nous un couple en 110, l'occasion d'un bel apéro en commun. On échange nos mails et chacun reprend sa route le lendemain. Sur les conseils du Toyota, nous redescendrons par une piste qui passe dans le lit d'un oued, très belle piste et très beaux paysages, et qui débouche entre Nekob et Tazzarine. Nous prenons en stop un petit papy qui va à Nekob, petit détour pour le livrer à bon port puis direction Tarbalt, desservie maintenant par une route puis la piste direction Zagora. Plus de 4h de piste roulante avec quelques passages en tôle ondulée et quelques dunettes avant Zagora. Arrêt chez Mohamed à Zagora pour la réparation d'un amortisseur sur le disco qui finalement sera changé pour un d'occas. On discute avec d'autres propriétaires de Land qui réparent au garage d'à côté et qui voyagent avec "Trailmasters", une organisation anglaise que nous avions rencontré la dernière fois.

Nous camperons ce soir là au " Jardin de Zagora" dans un cadre luxuriant de verdure et de fleurs. Et ce soir pas de cuisine derrière le 110, le camping fait un super couscous qui nous remplira l'estomac! On pousse le luxe jusqu'à prendre aussi le petit déjeuner.

Cela fait déjà une semaine que nous sommes arrivés, et le temps file entre nos doigts comme le sable du désert sur la dune ( ohlàlà, c'est le bac littéraire qui ressort, le Maroc me rend poète...)

Bon c'est pas le tout mais je m'égare et la vallée du Draa me tend les bras et le GPS à suivre pour essayer de ne pas se perdre dans ce dédale de verdure et de couleurs ( il faut dire que le printemps est vraiment une saison idéale pour profiter de la beauté du Maroc). Nous nous arrêtons chez la famille Souhal que notre ami Bill a rencontré et chez qui nous devons amené des cadeaux. Mission accomplie chef, nous serons accueillis comme des amis chez des gens charmants et d'une extrème gentillesse devant un thé à la menthe. Ils nous inviterons même à manger mais nous venons juste de pique niquer et nous ne voulons pas laisser Françoise et Patrick trop longtemps. Nous leur promettons de revenir et attaquons la piste de Telouet avec une petite photo d'Ait Benaddou. Travaux sur la piste et c'est dans une poussière infernale que nous nous arrêtons bivouaquer. Dommage qu'il n'y ait pas de douche ce soir... Gros dodo.

On reprend la piste après le petit déj. Arrêt dans une coopérative féminine d'huile d'Argan où nous verrons la fabrication de A à Z du produit puis direction Marrakech où nous devons retrouver Manu, notre adhérent expatrié. Coup de fil sur la route: - allo c'est Manu, tu viens pas de croiser 3 motos? - ben oui pourquoi? - ben c'est moi!. On se retrouve deux heures plus tard à Marrakech.Il nous installe à l'hotel et nous nous donnons rendez-vous pour dîner. Françoise et Patrick préfèrent rester à l'hotel se reposer et nous partons retrouver Manu. Conduite dans Marrakech= l'enfer. ça va dans tous les sens, les piétons comme les véhicules, ça roule vite ,aie,aie,aie. ( Petite pause: en Octobre, le permis à points sera instauré au Maroc. OUi, oui c'est très sérieux. Ah bon parce qu'ils avaient le permis????MDR - pour ceux qui ne savent pas encore ce que ça veut dire voyez vos enfants). Manu nous emmène dîner dans un resto où il a ses habitudes et connait bien la serveuse " Ginette" à laquelle il en fait voir de toutes les couleurs. Nous le laisserons après une chouette soirée en lui laissant en souvenir un petit carton de Sancerre sur lequel il veille jalousement...

Après une bonne nuit on a décidé qu'aujourd'hui ce serait la mer, j'ai un faible pour Essaouira et à chaque fois je bassine Claude pour y aller donc aujourd'hui c'est la mer!! Pas de souci pour se garer et direction la vieille ville pour le souk. Nous laissonsFrancoise et Patrick à la visite des boutiques et nous nous donnons rendez-vous à 15h aux voitures ( il faut dire que Francoise est une adepte du shopping et qu'elle s'arrête à chaque boutique - qui vendent toutes les mêmes trucs- et pour vous donner une idée il doit y avoir 30 boutiques au 100m2) pour nous promener sur les vieux remparts de cette ville qui ressemble à Saint Malo et pour cette journée l'ancienne Mogador a comme un petit air breton. Pas d'arrêt à Essaouira sans manger du poisson et nous dévorons une énorme assiette de friture de poissons. Une petite balade sur la plage les pieds dans l'eau et nous retrouvons Patrick et Francoise. Direction Safi toujours au bord de l'Atlantique. Et là, ça ne vaut pas le détour. C'est plein d'usines de traitement de phosphore, de conserveries de sardines, ça pue et c'est moche. Bref une nuit au camping et vite on repart.

Nous avons aujourd'hui un bon bout de route à prendre pour rejoindre Beni Mellal et prendre la piste avant d'y arriver. Petite route pour rejoindre la piste, nous traversons un lac sur un pont suspendu très impressionnant. Nous attaquons la piste pour rejoindre Anergui, à flanc de montagne, avec quelques ponts bringuebalants au dessus de l'oued qui dévale à gros bouillons. Au bout de deux heures, nous trouvons un land 88 arrêté sur la piste avec un Marocain à côté qui joue les Shadocks. Nous lui proposons de gonfler sa roue avec notre compresseur mais il nous annonce qu'il n'est pas pressé car juste devant lui il n'y a plus de piste, elle a été emmenée par l'oued et une équipe est entrain de travailler pour la remettre en état. Travail de forcats éffectué à la main par une équipe de jeunes marocains que le 88 vient ravitailler. Il faut donc faire demi tour, il est déjà 16 heures et nous devons sortir de cette partie de la piste pour trouver un bivouac. Nous prenons la direction de Zaouia Ahanesal le long de l'oued et réussissons à trouver un petit endroit plat pour nos deux voitures. Demain déjà Mercredi et nous devons être au bateau Jeudi!! Réveil et nous finissons la piste, maintenant il n'y aura plus que de la route. Nous rencontrons la neige sur la piste d'Azizal à 2700m ( eh oui il y aussi de la neige au Maroc). Beni Mellal, Azrou,Meknès sous un orage de grêle puis on s'arrête au camping à Moulay Idriss ( dernière nuit au Maroc). Camping sympa, très mal entretenu mais la cuisine du chef nous fait oublier le reste.

ça y est ça sent la fin, on s'arrête sur la route pour dépenser nos derniers dirhams; des oranges, des poteries, des citrons confits et des olives puis Ceuta où nous embarquerons à 17h. D'ailleurs en attendant le bateau nous retrouverons les Anglais que nous avions rencontré à Zagora.

Les vacances sont déjà finies et on commence déjà à penser à la prochaine fois...INCH ALLAH...S5000057.JPG

lien pour les photos(ne faites pas attention aux dates,,appareil non réglé)

http://picasaweb.google.fr/claire.belleville/Maroc2010,feat=directlink

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires